Chapitre 2

Maintenant que Kesna savait plus de choses à propos du nouveau monde où elle serait amenée à vivre avec d’autres personnes qu’elle ne connaissait pas, le petit groupe se dirigea vers une grande structure, située au centre de la ville, tandis qu’Elyre retourna dans le monde normal pour assurer sa place de professeur.

– Pour ça, il faut aller à l’Herzangod. C’est le grand bâtiment qui se trouve au centre de la ville. Ne t’inquiète pas, on va y aller.

– Hum .. D’accord…

– Bon. Et bien en route !

Pendant que la petite communauté quittait le bâtiment pour se diriger vers le centre de la ville, Kesna demanda des précisions supplémentaires sur ce monde inconnu dans lequel elle se trouvait, tantôt à Bomder, tantôt à Tarek quand le premier ne voulait pas répondre ou était exaspéré de répondre à ses questions.

– Et donc, pourquoi on doit avoir une maîtrise sur un élément ? Si il n’y a que le désert autour de la ville, on ne craint rien, non ?

– Au premier abord, c’est ce que l’on pourrait penser oui, répondit le jeune homme aux cheveux blancs. Gardes en tête que le Monde Géros est comme un organisme vivant. Qu’est ce que tu trouves dans un être vivant ?

– Euh … Des nutriments ?

– C’est pour nourrir l’organisme, les nutriments. Je te parle plutôt en défense.

– Des globules blancs ?

– C’est ça. Le Monde Géros est comme un être vivant. Et comme tout être vivant, il a ses propres anticorps.

– Mais je comprends pas là. C’est désert, il n’y a pas âme qui vive et vous m’avez dit tout à l’heure qu’auparavant, les habitants vivaient tranquillement et sans problèmes.

– C’est apparu après la Grande Guerre. Je suppose que l’excès de pouvoir élémentaire dû à la Grande Guerre a altéré l’équilibre du Monde Géros et a donc créé les Roshers.

– Les Roshers ? C’est les monstres ?

– C’est le nom qu’on leur a donné. Le Monde Géros en est rempli. Tous plus ou moins puissants. Les plus petits font environ 4 mètres de haut pour 3 mètres de largeur. Je te laisse imaginer les plus puissants ..

– WOAH .. C’est énorme ! C’est comme des golems !

– On peut dire ça oui. Tarek les connaît mieux, il pourra mieux te renseigner.

– Ouaip ! Comme l’a dit Bomder, les Roshers sont énormes. Mais tout dépend de la quantité d’élément qu’ils ont absorbé. Si on devait comparer à nos mesures humaines, je dirais que les plus grands ont englouti un pays entier pour avoir à cette taille. Les tailles moyennes, je dirais quelques villes, tandis que les plus petits seulement plusieurs immeubles.

– Même les petits sont dangereux, quoi.. Génial .., soupira-t-elle.

– Et oui ! Mais bon, tous les Roshers ont un point faible. M’enfin, tu le verras si on en croise.

– Ok..

– On est arriv é !

Le groupe était au pied d’une immense cathédrale au style gothique. Etonnament, c’est le seul bâtiment de la ville qui n’était pas détruit. Il n’était même pas endommagé.

– Wow, c’est immense !, annonça la jeune rousse, stupéfaite.

– Et encore, t’as pas vu l’intérieur petite soeur ! Aller rentre, la bouscula Misaka.

Forcée de faire quelques pas en avant dû à la poussée de la jeune femme, Kesna se retrouva nez à nez avec une porte en bois immense. Sur cette dernière se bousculait un grand nombre d’inscriptions inconnues à la jeune fille. Elle saisit deux poignées incurvées, ridiculeusement petites par rapport à l’immensité de l’huis, et tira vers elle. La porte ne broncha pas et la jeune fille rousse essaya alors de pousser. La porte bloqua un peu, puis, dans un grincement horrible, s’ouvrit en deux sur un gigantesque hall brillant. Tout était fait de marbre blanc hormis le sol, qui était noir malgré que l’on pouvait y voir les reflets des personnes. Kesna releva la tête, vit une sorte d’autel de cérémonie au loin. Poussée par l’envie d’aller l’examiner, elle sentit un poids énorme sur ses épaules à peine avait-elle posé un pied à l’intérieur du bâtiment. L’ambiance et l’atmosphère qui planaient à l’intérieur du sanctuaire était tellement lourdes qu’elle avait du mal à se déplacer, comme si elle portait des sacs énormes sur les épaules. Une perle de sueur coula de son front, parcouru sa joue, arriva jusqu’à son menton et tomba pour finir sa course sur le sol. Kesna arriva au niveau de l’autel et voulu poser sa main dessus alors qu’une voix, celle d’une femme, prononça quelque chose, ce qui stoppa net le mouvement de la jeune fille.

– Et bien. Cela fait un moment que je n’ai point eu de visite.

– Bonjour Herzangod, salua Bomder, qui s’inclina et s’agenouilla, légèrement en retrait par rapport à Kesna.

Ayant entendu à la fois la voix de la femme et la réponse de Bomder, la jeune rousse se retourna, vit la position solennelle du jeune homme et remarqua que chaque membre du groupe rejoignit l’agenouillement de Bomder, dans un ordre précis. D’abord Tarek, puis Yumi et enfin Misaka. Avant de rejoindre les autres, Misaka fit signe à Kesna de les rejoindre et de faire de même, ce que cette dernière fit, non sans se poser beaucoup de questions. Elle qui n’admirait que la Mort, elle devait s’agenouiller pour une voix inconnue, similaire à une voix de Déesse. Cette pensée la dégoûta mais elle se retint de protester.

– Relevez-vous, ordonna la voix inconnue, ce que fit le groupe entier, hormis Kesna, elle-même étonnée. Elle avait l’impression que cet ordre ne lui était pas destiné. Relevez-vous tous, reprit la voix de femme sortie de nulle part. Cette fois-ci, la jeune rousse sut que la voix lui parlait et se releva à son tour.

– Que me vaut cette visite ?

– Herzangod sacrée, implora Bomder. Je vous amène une autre âme à doter de vos pouvoirs remarquables.

– Je vois. Approche donc.

Bomder se retourna vers Kesna.

– Vas y. Herzangod te demande.

– D’accord, acquiesça la jeune femme, sur la défensive.

Alors qu’elle se dirigea vers l’autel, incertaine, la voix reprit de plus belle.

– Et bien ? Qu’attends-tu ? Approche.

Kesna arriva à nouveau devant l’autel, droite et stoïque. Elle n’arrivait pas à se détendre. Non seulement elle ressentait toujours cette atmosphère écrasante peser sur elle, mais en plus elle était sommée par une voix puissante, certes supérieure, mais inconnue. Tandis qu’elle sentit une nouvelle goutte de sueur couler le long de sa pommette, elle articula:

– Je dois faire quoi ?

– Dans un premier temps, détends-toi. Cela ne sert à rien d’être nerveux ici. Je souhaite seulement te parler.

– Me parler ?

Kesna se détendit légèrement, restant tout de même sur la défensive, incertaine et n’accordant aucune confiance à la voix inconnue.

– Oui. Bomder m’a dit que je devais à nouveau doter quelqu’un d’une affinité élémentaire. Cependant, je vois un obstacle dans ton cœur. Que s’est-il passé, il y a 100 ans de cela ?

– Il y a … 100 ans ? J’en sais rien. J’ai que 20 piges.

– La faille .. Tu étais présente lors de l’ouverture de la faille. Qu’est-ce que tu faisais à ce moment-là ?, la voix commençait à être légèrement contrariée et Bomder le ressentit.

– Mais j’en sais rien !, soutint Kesna.

– Bomder ! D’où l’amènes-tu ?

– Herzangod sacrée, intervint Bomder. Du monde illusoire, comme chacune des personnes ici présentes.

– Impossible … C’est impossible ! Cette jeune fille était présente lors de l’ouverture de la faille dimensionnelle, il y a cent années de cela !

– Ma Dame, je vous assure que cela n’est pas possible. Cette jeune fille n’est qu’une humaine comme les autres, je vous l’assure.

– Assez ! Il suffit ! Je refuse d’octroyer ne serait-ce qu’une portion de mon pouvoir à cette jeune fille tant qu’elle ne m’aura pas dit ce qu’il s’est passé cent ans auparavant ! Vous pouvez rester dans le hall si vous le souhaitez, mais ne me dérangez plus si ce n’est pour me fournir une réponse !

– Très bien. Dans ce cas, nous vous laissons. Pardonnez notre affront, déclara le jeune homme aux cheveux blancs. Allons-y les amis, dit-il en se dirigeant vers la sortie, suivi par le groupe à part Kesna, qui était restée vers l’autel.

– Mais ! On va où là ?, demanda la jeune fille rousse, ne comprenant pas ce qu’il se passait.

– Nous partons. Allons chercher un endroit pour dormir, répondit Tarek. Cela ne sert à rien de rester plus longtemps.

– Tss …, souffla la jeune fille, ruminant de colère.

Tandis que le groupe sortait et s’éloignait de l’énorme bâtiment immaculé, une personne habillée d’une cape noire et encapuchonnée entra dans le sanctuaire. A peine entrée que cette personne se rua vers l’autel et convoqua la voix divine:

– Herzangod !

– Tiens … Leïa … Que fais-tu ici ? Cela fait des années que tu ne m’as pas fait honneur de ta présence.

– Réponds à ma question, Herzangod. Pourquoi ne lui as -tu pas assigné de pouvoir élémentaire ?

– Alors tu observais. Pourquoi ne t’es-tu pas manifestée ?

– Ne change pas de sujet !, répliqua Leïa, alors qu’elle commençait à perdre patience. Tu n’as pas donné de pouvoir à ma fille. Pourquoi ?

– Elle est liée à l’ouverture de la faille dimensionnelle, il y a cent années. Je ne peux octroyer quoique ce soit au Néant.

– Ca suffit ! Tu sais comme moi que le Néant n’est plus. La faille s’est refermée quand j’ai absorbé son pouvoir ! Et même toi, tu as certifié que cette puissance ne pouvait être transmise !

– C’est faux. Je t’ai dit que c’est ce que je supposais, nuance.

– Ne me mets pas à bout de nerf. Tu sais pertinemment ce qu’il se passerait, affirma-t-elle, contrariée.

– Je le sais oui. Et je ne veux pas de cela. Mais ta fille a hérité du pouvoir du Néant. Je l’ai senti au moment même où elle est entrée dans mon sanctuaire.

– Dans ce cas, je vais lui apprendre à utiliser le Néant. Et crois-moi Herzangod, crois-moi, je vais tout faire pour qu’elle me surpasse. Elle sera capable de te rejoindre et te faire regretter ton attitude de Reine. Je le jure sur mon titre de Première Princesse, mère.

– Qu’il en soit ainsi ! Je l’attendrai ! Mais fais attention à ce que tu dis Leïa. Tu viens de déclarer la guerre à la déité suprême du monde originel.

– Ton absence ne nous ferait que du bien … A tous !, déclara Leïa en sortant du sanctuaire d’Herzangod.

Une fois sortie, la femme souffla et dit:

– Bon, je dois aller l’entraîner. Il faut que l’on fasse tomber Herzangod à tout prix. J’espère qu’Elyre ne ramènera pas Burt avant que l’on ait fini.

Le groupe avait continué sa route.

– Dites …, commença-t-elle, toujours énervée de la scène passée. Vous ne m’avez toujours pas tout expliqué.

– C’est vrai, lui répondit Tarek en se tournant vers elle, sans pour autant s’arrêter de marcher. Qu’est ce que tu veux savoir ?

– Il y a quelque chose en particulier qui me tracasse …

– Hmm ?

– Vous m’avez dit que le continent tout entier n’était plus que désert et montagnes, que tout était vide hormis cette ville… Comment s’est possible qu’il ne reste que cette ville encore existante suite à la « Grande Guerre » ?

Tarek s’arrêta net. Bomder également, et le groupe entier fit de même. Le jeune homme aux cheveux bicolores et celui aux cheveux délavés baissèrent la tête. Même les autres membres du groupe s’étaient soudain posés des questions et regardaient Bomder et Tarek, interrogateurs. Visiblement, seuls ces deux-là connaissaient les raisons de la Grande Guerre.

– C’est parce que …, commença Bomder.

– Tais toi, l’interrompit Tarek. Hors de question que tu continues. T’en as assez fait comme ça. Arrête de te faire souffrir pour rien, abruti … Je vais tout leur dire …

Bomder soupira et s’éloigna, toujours la tête baissée. Kesna cru voir une larme couler sur la joue du jeune homme qui s’éloignait, mais elle n’en était pas assez sûre pour le relever.

– Asseyons-nous, on sera mieux que debout, dit Tarek, la mine triste.

– Et les Roshers ?, demanda Misaka. Bomder ne craint rien ? Ni nous ?

– Non .. La ville est sûre. Les Roshers n’attaquent que en dehors de la ville. Mais ne vous en faites pas, je vais vous expliquer.

Le petit groupe s’assit. Tarek était seul face à eux, comme un professeur face à une poignée d’élèves.

– Il y a 100 ans, la Grande Guerre a débuté. Les raisons de cette Guerre sont … plutôt obscures.

– C’est lié à cette histoire de faille, je me trompe ?, interrogea Kesna.

– C’est exact.

Il y a 100 ans de cela, une faille spatio-temporelle s’est ouverte sur Denfert. Des créatures hostiles en sont sorties et ont commencé à détruire le royaume, ainsi que le monde entier. L’humanité fut presque décimée. Parmi les survivants se trouvait une jeune femme dépourvue de pouvoir élémentaire. Elle eut une idée folle et totalement risquée: Sauter dans le portail qui était apparu, ce qu’elle fit, avec courage et témérité. Quelques instants plus tard, elle en ressorti, complètement transformée. Elle avait absorbée le pouvoir de l’autre monde et se l’était approprié. Son apparence avait changé du tout au tout. Simple humaine avant son saut, sa peau était devenue translucide et ses yeux n’avaient plus de pupilles. Son corps tout entier émettait une lueur violette avant de luire de la couleur de tous les éléments du monde Géros: Rouge pour le Feu, Bleu pour l’Eau, Jaune pour la Foudre, Vert pour le Vent, Marron pour la Terre, Blanc pour la Lumière, Noir pour les Ténèbres et Gris pour le Vide.

Le portail disparut suite à son retour et elle tua toutes les créatures qui avaient détruit le monde, sauvant de justesse le royaume de Denfert. Cependant, profitant de l’agitation de cette intrusion d’un autre monde, Bomder voulu renverser les Dieux Élémentaires et ainsi devenir le Dieu Unique, ce qui aggrava les dégâts déjà causés par les créatures inconnues.

Alors que Kesna resta impassible, les deux autres filles affichaient un air stupéfait. Elles ne s’attendaient pas à une révélation de cette taille.

– Vous savez que 8 éléments régissent ce monde. 7 sont connus et un est neutre. Quand Bomder vous a expliqué qu’il est neutre et sans Dieu, c’est plus ou moins vrai. L’élément du Vide n’est accordé qu’à très très peu de personnes. Plus personne ne peut le choisir pour une simple raison : Leur Dieu, Voïdas, n’existe qu’à moitié.

– Il n’existe …, commença Yumi.

– … Qu’à moitié ?, finit Misaka. Comment ça, il n’existe qu’à moitié ?

– Il est faible parce qu’il a perdu sa forme initiale, je me trompe ?, demanda la jeune rousse.

– En effet … Comment l’as-tu deviné ?

Kesna souffla et reprit.

– C’est Bomder, le Dieu du Vide, n’est ce pas ?

Tarek sentit son cœur se serrer à cette annonce. Elle avait deviné qui était vraiment Bomder en seulement quelques heures. Cette fille a un sens de déduction hors du commun, pensa-t-il.

– Oui … Bomder est le Dieu du Vide, aussi appelé Voïdas. Il est sous forme humaine après avoir été banni du royaume des Dieux Élémentaires. C’est sa punition pour avoir enfreint les lois des Dieux.

– Quelles lois Tarek ?

Kesna suivait et s’attendait aux réponses de Tarek. Elle avait deviné beaucoup de choses malgré encore beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête. Yumi et Misaka, quant à elles, n’arrivaient pas à y croire. Elles avaient été accueilli par celui qui a déclenché la Grande Guerre, un Dieu déchu. Celui-là même qui les avait conduit jusqu’ici, celui-là même qui leur avait expliqué comment fonctionnait ce monde.

– Il existe trois lois primordiales chez les Dieux Élémentaires.

   La première loi des Dieux Élémentaires instaure un traité de non-agression. Elle permet de s’assurer que chacune des factions existantes des Dieux ne s’affrontent pas pour quelque raison que ce soit, mais également que les Dieux eux-mêmes ne peuvent faire de mal aux humains ou même atteindre à leur vie personnelle.

      La deuxième loi des Dieux Élémentaires leur interdit formellement de prendre apparence humaine pour régler les conflits humains. Ces conflits ne pourront et devront être gérés uniquement par leurs congénères et/ou leurs représentants.

      La troisième loi des Dieux Élémentaires quant à elle leur interdit d’utiliser leurs pouvoirs, peu importe à quelle fin.

– Bomder … Enfin Voïdas … a enfreint ces trois lois pendant la Grande Guerre ?

– Oui …, intervint une voix que les quatre personnes ont reconnu. J’ai enfreint les trois lois primordiales des Dieux par égoïsme.

Bomder était revenu vers eux et s’assit aux côtés de Tarek. Il avait l’air triste.

– Qu’as-tu fait pour briser ces trois lois, Bomder ?

– J’ai prit forme humaine pour manipuler des humains afin de les contrôler à ma guise. J’ai utilisé mes pouvoirs du Vide pour les accorder aux humains que je manipulais, pour renverser ce système de Dieux Élémentaires et devenir le Dieu Unique.

– Pourquoi avoir fait ça ?

– Je n’avais pas assez de pouvoir. Je n’avais pas de peuple utilisant le pouvoir du Vide. Le problème de mon élément, c’est qu’il revient par défaut aux personnes n’ayant pas d’affinité avec quelque élément que ce soit. Or, cela n’est pas possible. Tout être humain a forcément une connexion avec un élément.

– Pourquoi l’autre a refusé de me donner un élément alors ?, demanda Kesna.

– C’est encore un cas différent. Tu as, au plus profond de toi, un pouvoir plus grand que les éléments existants : Le Néant.

– Le Néant ? C’est quoi ça encore ?

– Le Néant est une puissance apparue il y a cent ans, via la faille dimensionnelle. Cette faille a libéré des êtres inconnus et très puissants. Ils ont commencé a décimé des milliers d’humains et a tout détruire sur leur passage. On ne sait toujours pas pourquoi cependant. Herzangod, la Reine suprême, a accordé la possibilité aux Dieux d’intervenir d’eux-mêmes pour contrer cette menace. Mais même les Dieux Élémentaires n’ont pas réussi à fermer la faille ou même à détruire chaque .. monstre .. qui était sorti de là.

– Et c’est grâce à cette humaine téméraire que le portail a pu être fermé et les monstres tués.

– Une .. humaine a réussi là où les Dieux avaient échoué ? Elle devait avoir un pouvoir immense !, s’exclama Misaka.

– Non. Elle aurait dû hériter du pouvoir du Vide mais même cette puissance était trop grande pour elle. Cette humaine a été … la première et l’unique sans-élément. Cette humaine, qui était dépourvue d’élément en totalité, avait acquis en contrepartie une puissance incommensurable. Elle fut nommée « Première Princesse » du Monde Géros par Dame Herzangod elle-même. Suite aux festivités qui ont eu lieu en son honneur, elle disparue. En fait, personne ne l’a vu à ses propres honneurs.

– C’était qui, Bomder ?

– Nous savons également qu’elle a également mit un terme à la Grande Guerre, continua Bomder, évitant la question de la jeune rousse. C’est elle qui m’a vaincu.

– Et c’était qui ??, redemanda Kesna, haussant le ton.

– Cette humaine n’avait pas de nom. Personne ne sait qui elle était, répondit Bomder.

Kesna saura-t-elle utiliser son pouvoir latent ? Apprendra-t-elle comment elle l’a eu ? Quelle est cette vérité cachée dont seuls Bomder et Tarek sont au courant ?

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