Alors que Bomder surprit un inconnu à regarder sa jeune protégée dormir, ce dernier le surprit également quant à sa révélation. Qui est-il réellement ?
L’inconnu sorti de l’ombre et dévoila un visage vieux et fatigué, malgré des yeux pétillants de malice.
– Je me présente: Je m’appelle Frot. Je suis le représentant de Ventus, Dieu du Vent.
– Son représentant seulement ? Pourtant avec ce pouvoir dont tu fais preuve l’ancien, tu pourrais prétendre à son titre.
– Oh oh oh ! Non pas du tout. Je me contente d’être le représentant direct. Il m’a sauvé la vie après tout. Vouloir prendre sa place serait bien égoïste.
– Il t’a … Sauvé la vie ? Oh je vois ! C’est toi le conseiller du bon roi de Denfert, décédé pendant l’invasion. Je me souviens de toi. Ventus a eu une réaction assez étrange sur toi, quand le portail s’est ouvert.
– Ah oui ? Alors il me surveillait déjà ?
– En effet. Ventus comme les autres étaient déjà intéressés par ton cas pour le moins … intéressant, je dois l’avouer.
– Hé hé hé, ricana le vieillard. Ma foi, je trouve cela fort flatteur. Etre ainsi estimé par les Dieux régnant sur ce monde, je dois vraiment avoir de l’importance. Mais bon, trêve de bavardages. Puisque tu ne me veux pas grand chose, Dieu Déchu, me laisserais-tu passer afin que je continue ma route ?
– Toi ? De l’importance ? Ne me fais pas rire. Tu ne l’es pas tant que ça. C’est ton pouvoir qui nous a intriguée. Mais en effet, je ne te veux rien …, dit-il alors que Frot passa à côté de lui. … pour le moment, en tout cas.
Le vieillard s’arrêta.
– Tu n’as toujours pas renoncé à ta quête, je me trompe ?
Un sourire sadique et moqueur se dessina sur le visage de Bomder.
– En effet. Et la petite m’aidera, vous pouvez en être sûrs, mes frères.
Bomder tourna le regard vers Frot afin de le regarder dans les yeux, qui étaient devenus verts clairs et scintillants.
– Elle m’aidera et je vous rejoindrai dans notre domaine. Mais pour vous voir chuter de vos trônes.
– Tu penses vraiment qu’on va te laisser faire, Voïdas ? Tu n’es rien maintenant. Pas plus qu’avant en tout cas. Tu as voulu commencer une guerre que jamais tu n’aurais gagné. Et tu ne la gagneras jamais. Ce que tu convoites … Ne ferait que détruire ce monde.
– Mais c’est bien ce que je recherche, mon cher frère. Pourquoi penses-tu que j’ai ramené la fille de la Première Princesse, Ventus ? Avec son pouvoir, je pourrai vous atteindre. Je vous montrerai que je vous tiens dans ma main. Ce n’est qu’une question de temps.
– Nous t’attendrons. Mais la seule chute que tu verras, ce sera la tienne, à nouveau.
Les yeux de Frot redevinrent normaux et Bomder cessa de le regarder, retrouvant son expression blasée et lasse habituelle.
– Va t’en d’ici, le représentant. Avant que je ne te détruise de mes mains.
– Oh oh oh. Je ne suis pas aussi faible mais j’ai l’impression que tu as avalé de travers, Dieu Déchu. Sur ce, je te souhaite bonne soirée. J’ai un rapport à faire à la Première Princesse.
Frot s’envola au loin avant que Bomder ne put dire quoique ce soit, réalisant son erreur.
– Et merde … Il n’était pas là pour espionner la petite jeune mais pour mes aveux. Toujours aussi rusée cette saleté … J’aurai ta peau, Première Princesse, je le jure sur mon rang.
– Tiens ! Frot ! Tu es de retour. Désolée de t’avoir demandé cela.
– Oh oh oh. Ne vous en faites pas, Leïa. C’est un honneur de travailler pour vous. Et Ventus en est aussi honoré.
Leïa est habillée d’un débardeur blanc, d’une veste ouverte à moitié qui lui tombe sur les bras, laissant sa poitrine ouverte à l’extérieur. Un jean déchiré un peu partout recouvre ses jambes et ses pieds sont à l’abri dans des chaussures basiques rouges. Elle est assise sur un débris de bâtiment, une jambe le long de la ruine, l’autre pliée, le bras dessus et la tête posée sur son bras. Son épée en métal dans son fourreau, accroché à sa taille, du côté droit, le même côté que sa jambe pliée.
– Tout le plaisir est pour moi ! Mais bon, revenons à nos moutons: Le Dieu déchu n’a toujours pas abandonné son objectif ?
– Non en effet. Il est même plus déterminé qu’avant. Il compte utiliser votre fille pour y arriver.
– Tss … Le scélérat. Il utiliser ma fille ?, s’énerva Leïa. Donc il n’a vraiment pas abandonné mais en plus, il veut m’atteindre… Il paiera pour ça.
– Oh oh ! Ne vous énervez pas, Princesse. Votre fille est très perspicace. Elle a déjà deviné pour vous ainsi que pour Voïdas. De plus, elle ne fait nullement confiance au Dieu du Vide. Sans compter que le jeune Tarek est avec elle et lui a tout avoué.
– Tarek est avec elle ?!, s’exclama-t-elle, avant de rigoler. J’ai vraiment aucun soucis à me faire ! Ha ha ha ha ha ! Je m’attendais pas à cela. Tarek Undy est avec eux hein …, dit-elle en se calmant subitement, souriant d’une manière peu rassurante. Ca s’annonce intéressant …
– Je ne vous le fais pas dire, acquiesça Frot.
– Dis moi Frot, tu peux entrer en contact avec Ventus quand tu veux ?
Les yeux de Frot s’illuminèrent de la même façon que précédemment.
– Non, Premère Princesse. Lui ne peut communiquer avec moi quand il le souhaite. Mais ayant un œil de partout, je peux me servir de mon représentant quand il le faut. Que te faut-il ?
– Ventus ! Parfait. J’ai besoin de rien mais je veux que ton représentant reste avec moi temporairement, si ça ne te dérange pas. J’aurai besoin de son pouvoir et de sa sagesse.
– A quelle fin, Première Princesse ?
– Je dois aller au Sanctuaire Céleste.
– Hum … Tu as un entretien de prévu avec la Mère de toute chose, Herzangod ?
– Disons que c’est une réunion entre mère et fille.
– Très bien, qu’il en soit ainsi. Frot restera avec toi tant que tu auras besoin de lui.
– Je te remercie. Au plaisir de te revoir.
Les yeux de Frot redevinrent normaux, une fois de plus.
– Bon bon, et bien, je vous suis, Princesse.
La nuit passa et le petit groupe se réveilla aux premières lueurs du soleil, exceptée Kesna. Misaka, qui avait ouvert les yeux depuis quelques minutes déjà, décida de la laisser dormir encore et se dirigea vers le hall.
– Bonjour tout le monde, annonça-t-elle en baillant, les cheveux ébouriffés.
– Salut la folle. T’as bien dormi ?, demanda le jeune homme aux cheveux délavés.
Misaka se souvint soudain de ce que Tarek leur avait avoué la veille, à elle et à Kesna, en le voyant lui et en remarquant Tarek sortir de sa chambre. Elle se mit un peu plus sur la défensive mais n’en fit rien paraître.
– Ouais merci. Cet hôtel est cool, les lits sont confortables. Enfin, c’est le cas pour le nôtre.
– Ouais je sais. C’est pour ça qu’on vous a amené ici, annonça Tarek en fermant la porte de la chambre où il avait dormi. Enfin en même temps, on peut pas aller ailleurs, c’est le seul hôtel encore en état.
– Il doit pas y avoir beaucoup de choix en effet !, ricana Misaka, tandis qu’elle remettait ses cheveux en place.
– Kesna et Yumi sont toujours pas réveillées ?, interrogea Bomder.
– Kesna dort encore comme un bébé. Elle est beaucoup trop mignonne à regarder, je peux pas m’empêcher de la laisser dormir jusqu’à ce qu’elle se réveille d’elle-même, avoua la jeune femme.
– Quant à Yumi, je sais pas, faut aller voir, déclara Tarek en se dirigeant vers la porte de la chambre de Yumi.
Le jeune homme ouvrit la porte et surpris la jeune femme en tenue légère, entrain d’enfiler son pantalon. Le jeune homme rougit fortement en s’excusant. Yumi rougit à son tour en criant si fort qu’elle pouvait percer des tympans à quiconque se trouvait juste à côté.
– KYAAAAAAAA !!
– DESOLE !, gueula Tarek, détournant le regard.
Yumi attrapa sa cape posée sur le lit et se camoufla derrière. Tandis qu’elle tenait sa cape avec sa main et son bras droit, elle prit une chaussure de sa main gauche et la lança avec adresse sur Tarek. Recevant la chaussure en pleine tête et tombant à la renverse, la main encore sur la poignée, la porte claqua.
– Cela dit, c’était une belle vision !
– TAIS TOI !, s’énerva Yumi. D’OÙ TU RENTRES DANS MA CHAMBRE COMME CA ?
– Bah … On se demandait si t’étais réveillée. On sait que tu l’es au moins, dit-il en se redressant, assis par terre.
– On t’a pas appris à frapper aux portes ??
– Euh … J’ai oublié. Désolé ! Je ferai attention à l’avenir !
– C’est malin ça Tarek. Je te félicite pas, continua sèchement Misaka, les bras croisés, le regard plein de dégoût envers Tarek.
– Oui bon ça va, je me suis excusé !, reprit-il en se levant puis en se frottant le front. Ça fait mal une chaussure mine de rien ! Aïe !
– Bien fait !, cria la voix de Yumi, derrière la porte. D’ailleurs, … On peut me la redonner .. ma chaussure ? J’ai fini de m’habiller.
– Je te l’amène ma belle, dit Misaka en allant chercher la chaussure de Yumi.
La jeune femme se baissa pour prendre la chaussure et jeta un regard noir à Tarek avant de se relever.
– Ouais j’ai compris, je te laisserai y aller la prochaine fois la folle, dit-il, croisant les bras, contrarié.
– Vaut mieux oui. J’entre Yumi.
– Oui, vas .. vas y.
Misaka ouvrit la porte et vit Yumi sans sa cape. Un jean bleu ciel recouvrait ses jambes et seulement un soutien-gorge avec des flammes pour motif lui servait de haut. La jeune femme accrocha sa cape pendant que Misaka s’approchait, se saisit de la chaussure dans la main de l’autre jeune femme et se baissa pour mettre ses chaussures.
– Merci … Misaka …, remercia-t-elle.
– Je t’en prie. Mais je m’attendais pas à ces habits. C’est pour ça que tu as toujours cette cape ?
– Oui. Je suis bien plus à l’aise avec ces habits au quotidien mais comme ça colle pas avec mon caractère timide et renfermé … Je mets cette cape. Elle m’encombre pas vu qu’elle est ample.
– Je vois, c’est pratique.
Qu’est-ce que Leïa a l’intention de faire ? Quel est le Sanctuaire Céleste ? Est-ce que nos héros vont finalement apprendre à maîtriser leurs pouvoirs et leurs hormones ?